le système bancaire et les politiques.

le système bancaire et les politiques. - Politique - Discussions

Marsh Posté le 20-08-2007 à 14:16:42    

Aujourd'hui le système bancaire européen et devenus plus puissant que les états. Les politiques qui ne connaissent rien aux finances ce sont fait berner par des conseillers financiers qui était bien souvent des banquiers.  
Aujourd'hui les états sont pieds et poings liés, endettés jusqu'au cou par des intérêts d'emprunts pratiquement non remboursable. les états européen en cédant leur pouvoir de création monétaire au banque privée se sont tout simplement passés la corde au cou et nous avec....
 
Pour bien comprendre ce qui se passe actuellement lisez ce qui suit, c'est  long mais très, très  instructif ( surtout pour ceux qui ne connaisse rien au système bancaire) sur ce qui se passe actuellement au niveau financier, et ça fait peur .....
 
L
 

Citation :

RECIT PEDAGOGIQUE
 
Rien ne va plus à la colo !
 
La banque s'installe !
 
Alexandre, Monsieur le directeur, conduit une trentaine d'enfants en colonie de vacances assisté de trois moniteurs : Robert, Victor et Blaise. Les enfants ont été autorisés à emporter un peu d'argent de poche. Bien vite, c'est la pagaille: embrouilles entre enfants et commerçants du village, marchandages plus ou moins retors, insolvabilité rapide de certains ... Il faut mettre de l'ordre. Alexandre va reprendre la situation en main.
 
Après avoir organisé l'effectif en trois équipes, les Rouges avec Robert, les Verts avec Victor et les Bleus avec Blaise, il demande à ses moniteurs de récupérer l'argent de leurs enfants et de tenir des comptes. Chaque enfant a donc un compte ouvert dans le grand livre de son moniteur. S'il a besoin d'argent celui-ci vérifie qu'il en reste sur le compte et délivre – en le notant bien entendu – soit les euros demandés, soit, de préférence, un ticket à la couleur de son équipe et valant la somme voulue. Les commerçants ont été avertis et savent qu'ils pourront échanger les bons en question auprès du directeur. Les enfants entre eux le savent aussi et continuent donc à marchander mais sous le contrôle plus ou moins efficace des monos. Nous voici en présence d'un petit système monétaire et même avec commerce extérieur ( les commerçants).
 
Nous avons les agents économiques ( les enfants ), trois banques secondaires ( les moniteurs ) et une banque centrale ( le directeur ). Nous avons aussi la monnaie fiduciaire ( les euros en petites coupures ), la monnaie scripturaire ( les comptes avec les chèques que sont les tickets ). Ne pas s'appesantir sur la comparaison; elle n'a qu'un but pédagogique et non de rigueur. Mais on peut déjà situer les acteurs. Par exemple le directeur a une fonction qui pourrait très bien être tenue par un des moniteurs mais quoi qu'il en soit – nous allons y revenir – il faut un centralisateur ( une banque centrale ).
 
En effet, les commerçants récupèrent des tickets des trois couleurs; ils souhaitent n'avoir à faire qu'à une personne à la colo, de préférence le directeur qui dispose de l'autorité en cas de problème. Entre eux, les enfants échangent aussi des tickets d'une équipe à l'autre mais les Bleus ne veulent connaître que Blaise qui tient leurs comptes individuels. Il en est évidemment de même pour les autres équipes. Résultat : les moniteurs et le directeur ont à se réunir et à faire les bilans. Chaque moniteur a un compte global pour son équipe chez le directeur. Il n'y a d'échange effectif de billets en euros entre les moniteurs que pour solder les différences des comptes d'équipe en fin de journée ; on dit que l'on « compense » les comptes.
 
Nous y voilà. Les clients de la BNP ne veulent à juste titre connaître que la BNP et ceux du Crédit Agricole que le Crédit Agricole. Néanmoins les affaires de chacun débordent souvent le champ restreint de la clientèle de sa propre banque. Il faut donc entre les banques, dites secondaires, une Chambre de « Compensation », sous le contrôle, du moins théorique, d'une banque centrale. Théorique, car rien n'empêche les banques secondaires – comme les moniteurs - de procéder directement à quelques équilibrages; ( elles le font sur le « marché monétaire » ).
 
Remarquer qu'il y a des comptes individuels chez chaque moniteur et des comptes d'équipes chez le directeur. Il y a aussi des billets en euros à tous les étages : chez le directeur, chez les monos et quelques-uns chez les enfants. Les comptes tenus par le directeur sont dits en « monnaie centrale »; ceux tenus par les monos en « monnaie bancaire »  . Quant aux billets, ils circulent tout à tour en tant que monnaie bancaire ( entre les enfants , comptabilisés dans les comptes individuels) et en tant que monnaie centrale ( entre moniteurs et directeur, comptabilisés dans les comptes d'équipe ). Mais un point est fondamental : à chaque euro émis sous forme de ticket correspond un euro en billet dans la caisse du mono qui émet le ticket ! Chaque euro en monnaie scripturale (ticket-chèque) a comme contre-partie un euro en monnaie fiduciaire (billet ). Dit autrement, chaque euro-ticket est « couvert » par un euro-billet. On dit que « le taux de couverture est de 100 % ».
 
Voilà donc un système monétaire à trois étages. . Les utilisateurs (1) font appel aux services de banques secondaires (2) elles-mêmes recourant pour leurs relations à une Banque Centrale (3) qui est « la banque des banques ». Celle-ci fait circuler entre les banques secondaires la « monnaie centrale » indispensable aux transactions entre les clientèles de ces banques secondaires. La Banque Centrale assure une fonction nécessaire ( la compensation ) mais les banques secondaires peuvent y échapper en compensant directement entre elles sur le marché monétaire si cela leur est plus favorable. La Banque Centrale a une autre fonction plus difficilement contournable : elle émet les billets (monnaie fiduciaire) car dans la réalité ceux-ci ne préexistent pas comme dans le cas imaginaire de notre colo !. Elle les émet pour autant que les banques secondaires lui en demandent ou, plus exactement, lui en achètent. Comment les banques secondaires peuvent-elles payer les billets qu'elles achètent ? On le verra plus loin.
 
Mais précisons dès maintenant que ces banques et leurs clients utilisent de moins en moins de billets et de plus en plus les chèques, les cartes bleues, virement, etc (environ 15 % en billets et 85 % en monnaie scripturale en France). Voilà des pratiques bienvenues et encouragées par les banques pour limiter leurs frais d'achat de billets !
 
Le business de l'argent démarre !
 
L'année suivante la colo reprend. Cette fois les moniteurs – on les comprend – font remarquer que la tenue des comptes constitue un travail supplémentaire. Ils vont se faire payer les travaux de tenue des comptes en prélevant modestement sur le pécule des enfants. Les parents sont d'accord. Le directeur est aussi autorisé à prélever une juste rémunération d'autant qu'il est le garant de la bonne marche du système et plus généralement de la colo. Au départ c'est lui qui détient tous les euros dans son coffre.
 
Les enfants se voient retirer quelques centimes d'euros pour frais de tenue de compte, et sur le traitement de chaque ticket de couleur. Le directeur est rémunéré par un petit pourcentage des euros qui sortent de sa caisse. Il en fait profiter comme convenu l'ensemble de la colo. Le système tourne parfaitement ; tout le monde est content.
 
Problème; ça marche si bien que certains enfants ont tendance à réclamer des tickets alors que leur compte individuel est déjà à zéro... Blaise est un moniteur astucieux ; le premier, il a trouvé une solution. Les enfants-fourmis vont prêter aux enfants-cigales, moyennant un intérêt pour eux et, pour lui, une petite commission et des « frais de dossier ».
 
Nous voici avec un système de prêts financiers ( entre « agents économiques » c'est à dire les enfants ). Ces prêts ne modifient en rien le total des euros dans le système ; ce que Pierre prête à Paul est retiré du compte de Pierre et versé sur celui de Paul. Paul est satisfait ; Pierre et le moniteur aussi puisqu'ils y trouvent une nouvelle source de revenu. Deux enfants peuvent d'ailleurs se prêter directement s'ils se font confiance. Un petit malin peut organiser lui-même des transactions mais, en dehors de ses avoirs personnels, il ne peut reprêter que ce qu'on veut bien lui confier. Dans le monde réel on dirait qu'il a créé un établissement financier. Ce n'est pas une banque, c'est une entreprise qui travaille sur l'argent.
 
La colo fonctionne de plus belle. Les autres moniteurs pratiquent comme Blaise les prêts financiers. Quelques enfants leur font bien un peu concurrence, mais il n'y a rien à redire. Nous sommes libres et égaux.
 
Enthousiastes les enfants fabriquent et se vendent lance-pierres, sifflets, petits moulins pour le ruisseau, et l'on assiste à la naissance d'un commerce florissant de bonbons ... Billets et tickets de couleurs circulent de poches en comptes. L'activité ( le PIB devrait-on dire) a tellement cru que chacun a besoin d'un porte-monnaie bien garni. Les comptes se vident ; tout l'argent est pratiquement en circulation. Plus moyen de recourir à des prêts financiers pour ceux nombreux qui le souhaiteraient. Bref, l'argent manque.
 
Des pratiques douteuses se normalisent !
 
Ici l'affaire se complique. On n'a jamais bien su qui avait commencé. Etait-ce Victor ou bien Robert, à moins que ce ne soit encore une fois le rusé Blaise ? Le fait est que tous les trois se sont mis à prêter des euros qu'ils n'avaient pas en caisse. Comment cela peut-il se faire ?
 
C'est très simple. Il suffit de dire à Pierre que je lui mets 20 euros à disposition ; je l'inscris sur son compte. S'il me les demande effectivement, je les prends dans la caisse commune sans plus. Bien sûr, si tous les enfants venaient en même temps me réclamer leur cagnotte, j'aurais un problème. Il manquerait 20 euros mais la probabilité que cela arrive est bien faible. Je peux donc prendre le risque. Tout le monde en tire avantage : aucun enfant n'a réduit la somme dont il dispose, Pierre s'est vu octroyer le prêt tant désiré et en tant que moniteur, je vais encaisser non seulement ma commission mais, la totalité des intérêts du prêt. Evidemment je garde précieusement l'engagement que Pierre a signé de me rembourser 20 euros au terme du prêt et les intérêts convenus au cours de ce prêt.( c'est une « créance ») . Très logiquement, dès qu'il me les rendra, je déchirerai ma créance et remettrai les euros dans la caisse. S'il me rembourse en ticket, je déchirerai aussi son ticket. Dans les deux cas, j'aurai bénéficié des intérêts qu'il m'aura versés.
 
Plus étonnant encore, il arrive à un moniteur de s'offrir, par exemple, un beau sifflet en l' achetant à un enfant et de le payer tout simplement en écrivant le prix correspondant sur le compte de cet enfant. Il dit que le sifflet est la contre-partie des euros ainsi émis, ou encore qu'il a "monétisé son sifflet" !
 
C'est en effet très étonnant. Les banques achètent ainsi des biens ou s'acquittent de leurs dettes en créant les sommes corespondantes par inscription sur les comptes concernés. Le mécanisme est appelé "monétisation des actifs" ou "monétisation des dettes".
 
 
Quand Alexandre - le directeur - le sut , il fut fort embarrassé. Les enfants ne se doutant de rien et le système fonctionnant bien, il adopta une conduite prudente : les moniteurs ne devront pas trop prêter à découvert ni abuser du paiement par simple écriture. Il rédigea même des règles précises à ce sujet. Par exemple le total de l'argent en circulation sous forme de ticket d'une couleur ne devrait jamais dépasser le double de la somme des euros présents dans la caisse du mono correspondant. Le taux de couverture est abaissé à 50 % !
 
Du coup se trouvait inventé le prêt bancaire qui, contrairement au prêt financier, augmente d'autant les sommes d'argent en circulation dans l'économie ( la masse monétaire ); c'est la création monétaire par crédit. Cette création est encadrée par le taux de couverture réglementaire ( ici 50 % ). Dans le monde réel ce taux est tombé en dessous de 5 % ! On en parle également comme des « réserves obligatoires » auprès de la Banque Centrale.
 
Inventée aussi la création monétaire par monétisation des actifs . Evidemment pour que le système ne s'écroule sous les abus tout cela est encadré de « règles prudentielles » ( sinon n'importe quelle banque pourrait acheter le monde entier ! ). La complexité de ces règles est telle que leur compréhension est réservée aux experts qui seuls ont l'occasion de les appliquer ou ... de les contourner.
 
Nous savons maintenant ce qu'est une banque : un établissement financier jouissant (légalement) du privilège bancaire de création monétaire
 
Alexandre, réconcilié avec le système, accepte même que les moniteurs lui achètent des euros contre la remise du montant correspondant en créances détenues par ces moniteurs. Ensuite, c'est lui qui encaisse les intérêts associés à ces créances. Au cas où un ou plusieurs monos lui demande énormément de billets ( s'il y a vraiment beaucoup de créances en cours par exemple), il est convenu qu'il a obligation de les leur fournir quitte à faire fonctionner sa photocopieuse ... ainsi ces moniteurs peuvent toujours respecter le taux de couverture imposé. et fournir aux enfants les euros qu'ils peuvent réclamer. Auprès d'eux, le système reste totalement crédible !
 
On appelle cela le « refinancement » qui permet à la masse monétaire de croître indéfiniment du moment qu'on paie régulièrement aux banques émettrices les intérêts correspondants. Voila donc comment les banques payent les euros dont elles ont besoin : en abandonnant à la Banque Centrale une partie des intérêts ( 15 à 20 %) que lui procure la création monétaire qu'elles lui ont subtilisée. « Refinancement » vous dis-je !
 
[]ATTENTION [/]: Avez-vous bien compris ce qu'est le "refinancement" ? Ce point est fondamental. Faites une recherche sur le Net ; vous y constaterez que le terme "refinancement" y est d'abord associé au réaménagement des crédits en cas de surendettement. Il ne s'agit pas de cela ici. La banque qui fait appel au refinancement n'est en rien surendettée. Elle manque seulement de monnaie bancaire, c'est à dire que le niveau de son compte en Banque Centrale devient insuffisant eu égard aux réglements ( les réserves obligatoires, par exemple ) ou aux besoins ( l'achat de billets pour la clientèle notamment). La banque va simplement réaménager ses avoirs pour approvisionner son compte en Banque Centrale. Elle possède par définition tous les engagements des clients correspondants à tous les prêts en cours : ce sont les "créances" en cours pour un montant égal à celui des prêts en cours. En simplifiant à peine, si elle a besoin de X euros, elle "cède" à la Banque Centrale des créances pour un montant de X euros. En réalité on parle plutôt de "mise en pension" , ce qui signifie que la banque en question abandonne à la Banque Centrale pendant un certain temps ( au taux de refinancement) une partie des revenus liés aux créances considérées, moyennant quoi elle se voit délivrer pour la même période le montant correspondant en monnaie centrale. Dit autrement la banque achète de la monnaie centrale avec les créances issues des prêts bancaires qu'elle a elle-même décidé d'accorder. Voilà bien un processus qui ressemble à un escalier dont on ne verrait pas le palier d'arrivée : j'ai prêté selon les régles et pour continuer à prêter je "refinance" par les créances déjà en cours.
 
Si quelque spécialiste me lit - mais lequel viendra jusqu'ici ? - il aura vite fait de m'opposer la dizaine de "règles prudentielles" et notamment le ratio de Cooke ou son successeur le ratio de Mac Donough. Je lui ferai remarquer que toutes ces règles reviennent à accrocher des plafonds d'activité pour les banques au niveau de leurs fonds propres, lesquels ne sont bien entendu pas infinis. Pas infinis certes, mais normalement en croissance continuelle : les bénéfices attendus, et le plus souvent constatés, sont là qui le permettent. Oui, et l'observation le confirme : l'activité , c'est à dire l'enrichissement des banques et de leurs actionnaires, est normalement - un accident limité ou global reste possible - un escalier qui monte indéfiniment.
 
Et voilà la crise !
 
L'année suivante la colo repart joyeuse mais perplexe. L'an passé il n'avait pas été possible de solder les dettes de chacun car, avec toute cette création monétaire et compte tenu des inégalités inévitables dans la gestion de chacun, les moins délurés n'avaient en définitive pas assez d'euros pour s'acquitter de leurs dettes. Ils repartaient donc avec un compte plombé d'avance par les dettes antérieures.
 
Mais « chat échaudé craint l'eau froide » et « particulier endetté craint l'emprunt »; c'est pourquoi, les affaires ralentissent. Les moins solvables s'efforcent de produire des gadgets à proposer aux mieux lotis mais ceux-ci n'ont plus grand chose à désirer et, précautionneux, gardent ces précieux euros qui manquent tant aux autres. Alexandre et ses monos ne trouvant pas de solutions pour vaincre la morosité en sont réduits à mettre Noël dans le coup.
 
Ah, je ne vous ai pas parlé de Noël ! C'est un grand, intelligent et pondéré. Il a été, avec une large majorité, élu Délégué des enfants auprès de la direction de la colo. Noël n'est pas initié aux secrets monétaires ou si peu qu'il considère, comme on le lui explique, que tout est normal : « c'est la pratique comptable » . On lui demande son avis. Il ne sait trop s'il faut augmenter ou réduire le taux des prêts, instaurer quelque prélèvement nouveau ou au contraire diminuer au maximum les menues contributions demandées aux uns et aux autres. Finalement pour dynamiser les journées on décide d'allonger les nuits : coucher une heure plus tôt, lever une heure plus tard. Hélas, aucun résultat ou presque. Quand il n'y a pas d'argent à dépenser, rien ne va ... Noël n'y peut pas grand chose.
 
Pourtant, il faut préciser que Noël a son importance. Il dispose à lui tout seul de deux comptes : le sien proprement dit et un compte pour la collectivité. Celui-ci est alimenté de deux façons : par diverses contributions demandées à chacun ( des impôts en somme ) et par une contribution du directeur. Avec ce compte Noël pourrait lancer des activités communes, mais hélas le compte est, sinon vide, du moins chargé des intérêts des emprunts qu'il a déjà dû faire. Ce compte est traité comme celui d'un enfant quelconque à l'exception de la contribution du directeur. Mais les enfants rechignent à payer des charges jugées inefficaces et la contribution du directeur se réduit comme peau de chagrin. En effet les moniteurs s'arrangent de plus en plus entre eux sans passer par lui; ils ont d'ailleurs obtenus non seulement une forte réduction des réserves obligatoires mais encore, arguant du manque à gagner qui en résulte, ils se les font rémunérer par le directeur comme si elles lui étaient prêtées !
 
Les réserves obligatoires de 4 % environ (le calcul fait intervenir la nature des comptes) sont rémunérées depuis que la Banque Centrale Européenne a pris le relais de la Banque de France. Bien plus, le traité de Maastricht (article 104 ) repris textuellement dans le projet de Constitution Européenne ( article III-181 ) interdit purement et simplement toute contribution de la Banque Centrale Européenne aux organismes publics.
 
Heureusement, il reste les billets. Quand on leur en réclame, les monos, qui n'en ont guère ( ils les ont naturellement tous prêtés ) sont obligés de se tourner vers Alexandre et de payer le droit de sortie des billets. Mais même sur ce poste, les revenus d'Alexandre dégringolent. Les monos poussent à utiliser leurs petits billets de couleur plutôt que les coupures en euros. Ils ont même inventé une carte de paiement électronique bleue et cherchent à mettre au point un système du genre Monéo pour remplacer les pièces de monnaie ! Toute façon d'éviter d'avoir à utiliser des billets ou des pièces améliore les revenus des moniteurs. Ils ne se privent pas de promouvoir le plus possible ce comportement. Résultat : Alexandre n'apporte pratiquement plus rien au compte collectif géré par Noël ! Une seule solution pour la collectivité, s'endetter davantage encore ...
 
Trop d'argent pour certains qui ont amassé, d'autres trop endettés, une activité en berne qui rend les emplois rares, des banques poussant à l 'emprunt, une collectivité nationale endettée, des mesures qui ne conduisent à rien ou presque ... ça vous rappelle quelque chose ?
 
Noël ne change rien ? On change donc Noël par Mathurin. Le nouveau Délégué suggère de remettre en cause les heures du lever et du coucher. Chacun peut faire à sa guise ; il sera plus dispos et entreprenant. Résultat : gros chahuts dans les dortoirs mais pas de retour de la prospérité.
 
La sottise de Denis :
 
Denis, un petit, ne s'était pas fait remarquer jusque là mais Tonton Blaise ( car c'est un neveu de ce moniteur ) le réprimanda très vertement quand il eût vent de ce que racontait ce garnement. C'est que Denis, en écoutant les conversations familiales, avait à la fois compris le système et gardé son âme d'enfant.
 
« C'est à cause des monos. On les paie pour des tickets qui ne sont même pas de vrais euros. Il n'y a que le Directeur qui devrait distribuer de l'argent sinon, le vrai argent, il n'y en aura jamais assez pour payer nos dettes. Si c'est Alexandre qui prête tout, il y aura des sous pour la colo puisque ses gains reviennent dans le compte collectif de Mathurin . Les monos nous fournissent de la fausse monnaie ; la plupart du temps ils n'ont pas en caisse la « contre-partie » en euros. Et, en plus, cette fausse-monnaie, ils nous font la leur emprunter et gardent les intérêts. Tout le monde les croit ; le système marche à leur profit, pas au nôtre ! »
 
Voilà que Denis à son tour découvre les vertus du taux de couverture à 100 % qui, selon Maurice Allais, prix Nobel d'Economie français ( 1988), n'aurait jamais dû être abandonné et auquel il faudrait revenir pour des raisons à la fois d'équité et d'efficacité.
 
Denis se fait traiter de sot. Par son oncle, les collègues de l'oncle, le directeur, Noël, Mathurin, les petits copains des monos, les mécontents endettés, les indifférents au système... car tout le monde aime bien les monos. Comment pourrait-on imaginer s'en passer ? Denis essaye bien d'expliquer qu'on les gardera, qu'ils continueront de gérer les comptes et seront payés pour cela, mais qu'ils n'émettront plus de monnaie-fausse ( il veut dire « bancaire »), qu'il faut un seul émetteur de monnaie-vraie ( il parle de monnaie « centrale » ) et que cette émission soit décidée par le Délégué et le Directeur tant pour les quantités que pour les conditions ( gratuite ou payée au Directeur au bénéfice de la colo).
 
 
 
Nous en sommes là, à la colo.
 
Comme dit la chanson : « Y'a quelqu'chose qui cloche la d'dans. Faut r'garder immédiat'ment ! » ... ( pourquoi pas avec Denis , qui a grandi, et propose lui aussi un site Web sur ce sujet ! Quitte à revenir ensuite sur l'épilogue de ce modeste conte .... )
 
Epilogue
 
« Comment payer les retraites ? On manque d'infirmières... Le travail est trop cher. Les classes sont trop nombreuses. Nos enfants sont mal formés. L'Education Nationale est un gouffre pour les finances publiques. Les petites postes rurales ne sont plus rentables. Le trou de la Sécu sitôt bouché se recreuse. On veut que nos vieux finissent leur vie dans un minimum de confort mais ça coûte. On voudrait améliorer le sort de tout le monde mais on n'a pas l'argent. Personne ne peut vivre au dessus de ses moyens. On n'y peut rien ; c'est ainsi et qui dit le contraire est un utopiste inconscient des réalités. »
 
Monsieur Tout-Lemonde.
 
Non. Il est faux de dire que l'on n'a pas l'argent. L'argent est une production sociale. C'est à la société de produire l'argent, tout l'argent et rien que l'argent dont elle a besoin; elle le peut. Encore faut-il se poser la question : notre argent aujourd'hui si rare pour certains, si surabondant pour d'autres, d'où provient-il ? Car on ne peut effectivement rien faire tant qu'on a pas compris comment le système actuel fonctionne.
 
Ce qui précède n'est qu'une fable. Le sujet est sans aucun doute compliqué ( voir la suite : « Qui bloque et débloque les milliards qui nous manquent » .) mais les mécanismes de base restent simples. Mis à nu, ils apparaissent tellement inattendus que la situation devient incroyable pour le profane tandis que les connaisseurs y sont tellement habitués qu'ils n'y trouvent rien d'anormal.
 
Le manque d'argent ne peut être un motif d'inaction au niveau collectif. La contre-partie de l'argent n'est plus le métal précieux ( or et argent ) si tant est que cela ait jamais été. La seule contre-partie de l'argent est la capacité de la société à produire les biens et services dont elle a besoin. Seule la société peut émettre une monnaie vraie qui soit un droit à les acquérir ou les consommer. Il est paradoxal, inadmissible et ruineux que nous soyons collectivement contraints à payer l'usage de la monnaie dont nous avons collectivement besoin à des organismes bancaires privés.
 
La répartition de l'argent est un autre problème. Il est important mais il vient après ; encore que, si le système actuel reste aussi obscur, c'est certainement parce qu'il est un gage d'accès inégalitaire à l'argent et entretient chacun dans l'espoir de pouvoir un jour en profiter. Tant d'esclaves ont rêvé, et si longtemps, de devenir à leur tour maître d'une domesticité avant que Victor Schoelcher ne soit enfin entendu en France le 27 avril 1848. Il y a des structures sociales qui n'évoluent qu'à l"échelle des siècles. La structure des systèmes monétaires basés sur l'endettement pourrait, hélas, être de celles-là tant elle n'est pas aisée à saisir et semble à tort aller de soi. .  


 
http://perso.orange.fr/jegu.jean/index.html
 
 
pour en savoir plus !
 
http://www.10mensonges.org/index2.html
http://www.societal.org/
http://perso.orange.fr/jegu.jean/naviliens.html

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:42:06
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Marsh Posté le 20-08-2007 à 14:16:42   

Reply

Marsh Posté le 20-08-2007 à 15:07:50    

Texte très interessant cependant je suis loin d'avoir les connaissances et les outils pour parler du sujet :o

Reply

Marsh Posté le 20-08-2007 à 15:12:40    

[:drapo]
 
J'ai quelques bases d'éco sur ce sujet.
Et je suis d'accord sur le fait que le système bancaire européen est très puissant, et l'est de plus en plus. Et oui, leur politique influe très fortement sur les Etats. C'est l'organe le plus puissant de l'UE.
 
Mais, je n'ai pas assez de connaissances pour avoir des posts intéressants sur ce sujet.
 
Mais ça m'intéresse.  :jap:

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Marsh Posté le 20-08-2007 à 20:35:25    


ca c'est un joli raccourci à deux balles...

Reply

Marsh Posté le 21-08-2007 à 17:40:45    

Taliesim a écrit :


ca c'est un joli raccourci à deux balles...


 
 
pourquoi raccourcis, si Les politiques connaissaient vraiment le sytème monétaire tel qu'il fonctionne aujourd'hui jamais ils n'auraient signés l'article 104 du traité de Maastrich .  
 

Citation :

Les Européens ont abandonné (le 7 février 1992), le droit "régalien" de l'État de création monétaire, au profit des seules banques. Tandis qu'on focalisait les débats sur l'euro, on mettait en jeu la décision de libérer plus que jamais, totalement, ce qui consistue peut-être le plus grand "aspirateur" du régime capitaliste.
 
L'article 104 du Traité de Maastricht, transposé en France dans la loi du 4 août 1993, interdit aux Banques centrales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor public et à tout autre organisme ou entreprise publique.
 
Parallèlement, les banques ne subissent plus aucune règle sur les réserves obligatoires, et peuvent ainsi allouer autant de crédits qu'elles le souhaitent (que demandé) en créant, à cette occasion, la monnaie sur laquelle elles feront payer des intérêts.  
 

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Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:42:34
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 17:41:53    


"Les politiques qui ne connaissent rien" (certains)  ou "Les politiques, qui ne connaissent rien" (tous) ?


Message édité par Mercius le 21-08-2007 à 17:42:49
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 17:42:55    


Bale 2; ca te parle ? [:manust]

Message cité 2 fois
Message édité par gurb44 le 21-08-2007 à 17:43:20

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Un peu d'alcool, du THC, une vie sous anesthésie
Reply

Marsh Posté le 21-08-2007 à 17:49:41    

drap

Reply

Marsh Posté le 21-08-2007 à 17:55:18    

gurb44 a écrit :


Bale 2; ca te parle ? [:manust]


 
et ça ça te parle !! :)  
 
 

Citation :

Vous vous rendez dans une banque demander un prêt, par exemple 10.000 Unités de Monnaie (UDM).
 
Cette banque pourrait vous prêter une partie des économies de ses autres clients. Le total des prêts accordés à tous les demandeurs serait donc au maximum le total des économies déposées par tous les épargnants. Or, les banques prêtent bien plus de sous qu'elles n'en ont dans leurs coffres. C'est légal, elles ont le droit d'agir ainsi. Les banques prêtent donc des sous qu'elles n'ont pas.
 
Comment ? Par un jeu d'écritures très simple : on crée d'un côté une colonne « moins » avec 10.000 UDM que vous devez rembourser, et de l'autre côté une colonne « plus » avec 10.000 UDM que vous pouvez dépenser. Le côté « plus », c'est le prêt, c'est de la monnaie que vous pouvez utiliser. Le côté « moins », c'est votre dette. Lorsque vous remboursez, le côté « moins « diminue pour tendre vers zéro.
 
Car, avant ce jeu d'écritures, la banque possède « zéro ». Après le jeu d'écritures, il y a encore zéro puisque d'un côté on a plus 10.000 UDM, et de l'autre moins 10.000 UDM. Mais grâce à cette opération, 10.000 UDM ont été créés à partir de RIEN, et deviennent utilisables dans le monde REEL. Et il existe une contrepartie à ce « rien » devenu 10.000 UDM : vous êtes endetté pour cette même somme. Car bien que cet argent ait été créé à partir de rien, vous devez le rembourser. La colonne « moins » permet à la banque d'exiger de vous un remboursement, et même de saisir vos biens (réels) si vous ne pouvez pas rembourser. En cas de non remboursement de cet argent créé à partir de RIEN, la banque saisira vos biens REELS : voiture, logement, meubles, bibelots, électroménager, hi-fi, etc.
 
Supposons que vous remboursiez. Vous rendez, en une ou plusieurs fois, les 10.000 UDM créés à partir de rien puis mis à votre disposition. La colonne « moins » 10.000 UDM passe à zéro. Nous revenons à la situation initiale : l'argent qui n'existait pas n'existe plus.
 
Mais ...
 
... la banque vous demande de lui verser, en plus de la somme prêtée, des intérêts. La banque vous a donné une somme d'argent, donc (en théorie) vous pouvez lui rembourser cette même somme d'argent. C'est comme un objet prêté que vous rendez. Par contre, la banque ne vous donne PAS de quoi lui verser des intérêts. Vous devez donc prélever ces intérêts sur la masse monétaire en circulation.
 
Or, normalement, la monnaie en circulation est (devrait être) le reflet du volume de biens et de services disponibles à un moment donné : les consommateurs doivent (devraient) pouvoir acheter TOUS les biens et services disponibles, les producteurs doivent (devraient) pouvoir écouler TOUTE leur production. S'il y a plus de biens et services disponibles, il est normal d'augmenter la masse monétaire en circulation, afin que les achats puissent s'effectuer correctement (ou de baisser les prix, tout dépend du cas de figure et des choix).
 
Or, le mécanisme de la dette prélève de l'argent « réel » en circulation (correspondant aux biens et services réels disponibles sur le marché) pour le détourner vers les banques. Et cet argent ne sert pas uniquement à payer les salaires des employés de banque. Une partie devient PROPRIETE des banques. Les banques s'approprient de l'argent « réel » (« réel » car cet argent est un pouvoir d'achat sur des biens réels).
 
Chaque mois, des millions d'endettés (individus, entreprises, pays) versent des intérêts à leur banque. Ils rendent aux banques de l'argent emprunté, qui a donc temporairement augmenté la masse monétaire en circulation, et ce remboursement est normal. Mais en plus, à cause des intérêts, ils diminuent la masse monétaire « réelle » en circulation. A l'échelle d'un pays ou de notre planète, les banques s'approprient une énorme partie de la monnaie « réelle » et influent sur la facilité des échanges de biens et services réels. S'il manque de l'argent en circulation, les clients ne peuvent acheter, les producteurs ne peuvent vendre, les banques s'approprient les biens des individus ou entreprises en faillite. S'il y a trop d'argent en circulation, les prix flambent.
 
Avec cet argent, les banques peuvent à leur tour acheter des biens et services REELS. Les banques vont ainsi bien plus loin que leur rôle de gestionnaires de comptes et de prêteurs : elles attirent à elles, via les remboursements ou les saisies, de vastes quantités d'argent leur permettant de devenir petit à petit propriétaires de terrains, d'immeubles, d'entreprises, de médias, etc.

Les banques peuvent aussi garder pour elles une partie de ces sommes colossales, diminuant ainsi la masse monétaire en circulation, et freinant l'activité économique réelle. Les usines sont là, les machines sont là, les ouvriers sont là, mais plus rien ne fonctionne !!! Les banques peuvent aussi, à l'opposé, décider de créer suffisamment d'argent pour qu'un dictateur puisse financer une guerre ...
 
De plus ...
 
... quantité d'individus, d'entreprises, de pays, n'arrivent pas à verser leurs intérêts mensuels. Beaucoup de ces « entités », plutôt qu'on saisisse leurs biens (réels), demandent alors de nouveaux prêts afin de rembourser les anciens. Leur dette ne fait que croître. Ces « entités » en arrivent à verser aux banques PLUSIEURS FOIS le montant du prêt initial.
 
Et dans le cas des pays, lorsqu'ils ne peuvent pas rembourser, les banques peuvent exiger d'eux diverses mesures économiques. Les banques peuvent par exemple demander aux pays endettés de s'ouvrir aux importations des usines détenues par ces mêmes banques (ou par les financiers possédant les banques). Elles peuvent aussi exiger de ces pays qu'ils orientent leur production vers l'exportation afin de récupérer davantage d'argent chez les autres pays, et donc afin de pouvoir verser toujours davantage d'intérêts. Les banques prennent ainsi le contrôle de pays entiers. On peut en arriver à ne plus utiliser les terres agricoles pour les besoins des habitants de ces pays, mais pour cultiver des produits exportables. On peut en arriver (c’est la triste réalité) à connaître pauvreté, malnutrition, famine, dans des pays exportateurs de nourriture ! C'est le cas de beaucoup de pays du tiers-monde aux mains du FMI (Fond Monétaire International), de la Banque Mondiale et de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Et ce trio s'intéresse de plus en plus à l'Europe ...
 
De plus (encore) ...
 
... l'argent des individus, entreprises, pays, ayant dépensé leurs prêts, se retrouve au final entre les mains d'un petit nombre de financiers (y compris des banques). Les millions de petites et grosses dettes sur notre planète, c'est-à-dire les millions de colonnes « moins », ont pour contrepartie quelques centaines ou milliers de  « gros possédants » ayant récupéré cet argent. Une grosse partie, si ce n'est la totalité, des grosses fortunes, est donc la contrepartie des millions de dettes dans toutes les banques de tous les pays. Je rappelle que les banques ont créé ces énormes quantités d'argent à partir de rien : d'un côté de la monnaie qui circule, de l'autre des dettes à rembourser. Les banques ont permis ARTIFICIELLEMENT d'un côté les grosses fortunes, de l'autre côté des millions d'endettés (individus, entreprises, pays).
 
Or je rappelle que la somme de tout ça est ZERO ! La masse monétaire en circulation, nécessaire aux échanges de biens réels, est à peu de choses près la même, mais en plus on a permis par un JEU D'ECRITURES d'énormes fortunes et des millions de dettes. On pourrait (pure utopie), annuler d'un coup dettes et grosses fortunes. La seule monnaie restante serait la masse monétaire en circulation pour les échanges de biens et produits REELS. On pourrait d'un coup « ré-initialiser » la situation ...
 
La solution ?
 
- Les états, et NON les banques privées (les banques « fédérales » sont actuellement aux mains d'actionnaires privés), émettent la monnaie nécessaire (si besoin) à l'augmentation de la masse monétaire en circulation. Les états gèrent leur monnaie (augmentation ou diminution) eux-mêmes. Sans emprunter cet argent avec intérêts.
 
- Les états, et NON les banques privées, émettent la monnaie nécessaire à de gros travaux ponctuels, par exemple suite à une catastrophe naturelle. Cet argent, à dépenser intégralement dans le pays concerné (pas de dividendes partant à l'étranger; pas de thésaurisation), sera tôt ou tard récupéré par l'état sous forme d'impôts et taxes (ou tout simplement annulé dans le cas d'une monnaie de consommation comme celle de « l'économie distributive »), et donc à la fin on revient à zéro. Il s'agit en quelques sortes d'un prêt sans intérêts. A la fin des travaux ponctuels, la masse monétaire en circulation revient à son niveau normal, mais la richesse réelle (routes, bâtiments, ...) a augmenté, et entre temps des salaires ont été versés, des familles ont vécu.
 
- Les banques privées peuvent facturer des services, mais ne prêtent rien aux états. On peut envisager la disparition totale du prêt avec intérêt. Les banques peuvent facturer leurs services, mais pas ad vitam aeternam. Elles peuvent par exemple demander une participation ponctuelle aux bénéfices d'une entreprise réalisés grâce à leur investissement, mais uniquement en cas de profit. Autre exemple, la construction de la maison d'un particulier (pas de profit financier pour le particulier) ne peut PAS donner lieu à des intérêts : le particulier ne paye que le temps passé par le banquier à gérer son dossier. De plus, les banques doivent cesser de détourner de l'argent vers les circuits financiers (Bourse), et ne doivent faire aucun profit. Les salaires des employés de banque retourneraient dans le circuit réel, ce qui est correct, et on n'a ainsi pas de « pompe à fric » permettant de bâtir des empires financiers dangereux pour tous. Et susceptible de permettre à quelques uns de se transformer en « maîtres du monde ».
 
Au fait, pourquoi ne fait-on pas déjà tout ça, puisque ça a l'air si simple ? Parce que les banquiers ont progressivement conquis le pouvoir depuis deux ou trois siècles. Ce sont eux nos vrais dirigeants (non élus), et non nos prétendus politiciens (élus).
 
( (Arnaud DELAGE http://batisseur.free.fr )

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Message édité par Profil supprimé le 21-08-2007 à 18:31:49
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 18:01:38    


Oui, c'est un CTRL + C/CTRL +V avec une url à la fin qui marche pas depuis mon PC [:bighead]


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Un peu d'alcool, du THC, une vie sous anesthésie
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 18:01:38   

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 18:22:36    

gurb44 a écrit :


Bale 2; ca te parle ? [:manust]


 
Je vois que tu n'a pas lu tout l'article  :)  
 

Citation :

Si quelque spécialiste me lit - mais lequel viendra jusqu'ici ? - il aura vite fait de m'opposer la dizaine de "règles prudentielles" et notamment le ratio de Cooke ou son successeur le ratio de Mac Donough. Je lui ferai remarquer que toutes ces règles reviennent à accrocher des plafonds d'activité pour les banques au niveau de leurs fonds propres, lesquels ne sont bien entendu pas infinis. Pas infinis certes, mais normalement en croissance continuelle : les bénéfices attendus, et le plus souvent constatés, sont là qui le permettent. Oui, et l'observation le confirme : l'activité , c'est à dire l'enrichissement des banques et de leurs actionnaires, est normalement - un accident limité ou global reste possible - un escalier qui monte indéfiniment.


 
bale2 fait bien réference au ratio de Mac donough, non ?

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Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:42:44
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:21:48    

Qui est ce type qui écrit sur le site en lien ? Quelle est sa profession ? En quoi ses dires sont-ils à prendre au sérieux ?

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:28:04    


Oui, oui, c'est un des grands principes de Bale 2  
 
Donc pour toi faudrait stopper la croissance des banques ?  
PArce que meme si, comme tu dis "les banques créent artificiellement de la monnaie", elles permettent de soutenir une partie de l'activité éco.
 
Tu devrais aller faire un tour sur le topic "décroissance"


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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:29:59    

gurb44 a écrit :


 
Donc pour toi faudrait stopper la croissance des banques ?  
PArce que meme si, comme tu dis "les banques créent artificiellement de la monnaie", elles permettent de soutenir une partie de l'activité éco.


+1.
 
Mais freiner un peu leur croissance ne serait pas un mal.

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:36:19    

papillonnette a écrit :

Qui est ce type qui écrit sur le site en lien ? Quelle est sa profession ? En quoi ses dires sont-ils à prendre au sérieux ?


 
la plupart des articles sont le fruit d'une association:  
 
http://www.chomage-et-monnaie.org/QuiNous.html

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Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:42:53
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:39:11    


Ok, merci. :jap:

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:43:14    

gurb44 a écrit :


Oui, oui, c'est un des grands principes de Bale 2  
 
Donc pour toi faudrait stopper la croissance des banques ?  
PArce que meme si, comme tu dis "les banques créent artificiellement de la monnaie", elles permettent de soutenir une partie de l'activité éco.
 
Tu devrais aller faire un tour sur le topic "décroissance"


 
ben voyons, ouvre les yeux, via les intérêts les banques et autre instituts financiers sont entrains d'asphyxier l'économie mondiale. Même dans les pays occidentaux les intérêts de la dette commence à devenir insupportable.  
 
On assiste à plus grosse escroquerie de l'histoire de l'humanité et toi du trouve ça normal  [:debeman]

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Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:42:59
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:53:00    


Pourquoi une escroquerie ? C'est la dérive du capitalisme. Si t'as un autre système performant à mettre en place à la place, expose-le nous.
Il est connu que l'UE se dirige de plus en plus vers l'Europe bancaire. La plupart des économistes le disent depuis longtemps.
 
Pour ce qui est des banques américaines, ce phénomène éxiste depuis très longtemps.
 
Et c'est surtout les banques centrales qui maitrisent l'économie mondiale.

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 19:55:42    


N'empeche y a quand meme un paquet de point incohérent dans le contexte économique actuel.
Par exemple :

Citation :

Les banques privées peuvent facturer des services, mais ne prêtent rien aux états. On peut envisager la disparition totale du prêt avec intérêt. Les banques peuvent facturer leurs services, mais pas ad vitam aeternam. Elles peuvent par exemple demander une participation ponctuelle aux bénéfices d'une entreprise réalisés grâce à leur investissement, mais uniquement en cas de profit. Autre exemple, la construction de la maison d'un particulier (pas de profit financier pour le particulier) ne peut PAS donner lieu à des intérêts : le particulier ne paye que le temps passé par le banquier à gérer son dossier. De plus, les banques doivent cesser de détourner de l'argent vers les circuits financiers (Bourse), et ne doivent faire aucun profit. Les salaires des employés de banque retourneraient dans le circuit réel, ce qui est correct, et on n'a ainsi pas de « pompe à fric » permettant de bâtir des empires financiers dangereux pour tous. Et susceptible de permettre à quelques uns de se transformer en « maîtres du monde ».
 


Que fais tu de la notion de risque,ou quel serait l'interet des banques dans ces cas la ?

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Message édité par gurb44 le 21-08-2007 à 19:56:44

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 20:18:57    

gurb44 a écrit :


N'empeche y a quand meme un paquet de point incohérent dans le contexte économique actuel.
Par exemple :

Citation :

Les banques privées peuvent facturer des services, mais ne prêtent rien aux états. On peut envisager la disparition totale du prêt avec intérêt. Les banques peuvent facturer leurs services, mais pas ad vitam aeternam. Elles peuvent par exemple demander une participation ponctuelle aux bénéfices d'une entreprise réalisés grâce à leur investissement, mais uniquement en cas de profit. Autre exemple, la construction de la maison d'un particulier (pas de profit financier pour le particulier) ne peut PAS donner lieu à des intérêts : le particulier ne paye que le temps passé par le banquier à gérer son dossier. De plus, les banques doivent cesser de détourner de l'argent vers les circuits financiers (Bourse), et ne doivent faire aucun profit. Les salaires des employés de banque retourneraient dans le circuit réel, ce qui est correct, et on n'a ainsi pas de « pompe à fric » permettant de bâtir des empires financiers dangereux pour tous. Et susceptible de permettre à quelques uns de se transformer en « maîtres du monde ».
 


Que fais tu de la notion de risque,ou quel serait l'interet des banques dans ces cas la ?


 
il a bon dos le risque. Ta déja entendu parler d'une banque qui a couler à causer des prets consentis. Quant une banque veut récupérer "sa mise" (en fait elle ne prête rien puisque qu'il ne s'agit que d'un jeu décriture). Les moyens de ne manque pas.  
 
Et ne vient pas me parler de qui ce passe actuellement au USA sur un marché très particulier à très haut risque, mais très rémunérateurs.

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Message édité par Profil supprimé le 22-08-2007 à 05:43:20
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 20:45:05    


Je te parle pas d'une banque qui coule. Mais la perte dans le bilan en cas de non remboursement d'un pret, doit bien etre supporté par quelqu'un.
Puis si il n'y a pas de rémunération de l'argent prété, les banques n'ont aucun interet à en preter  [:yulara]


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Marsh Posté le 21-08-2007 à 22:32:04    

La dette de certains pays est encore plus inacceptable lorsqu'elle a été creusée dans des périodes de dictatures au détriment de la population. Et ensuite c'est la population qui doit rembourser les dettes contractés par les dictateurs et les patrons copain du dictateur qui ont pris bien soit de vider les caisses de l'Etat et de placer l'argent à leur nom dans des paradis fiscaux.
 
Un dossier très intéressant sur la La dette illégitime de l’Equateur :
 
http://www.cadtm.org/spip.php?article2776
 
Chapitre 1 : La dette illégitime de l’Equateur
Chapitre 2 : Questions juridiques et institutionnelles relatives à la dette illégitime
Chapitre 3 : Information et statistiques en Équateur
Chapitre 4 : Impacts socio-économique de la dette
Chapitre 5 : La renégociation de la dette
Chapitre 6 : Conclusions et recommandations


Message édité par Jean920 le 21-08-2007 à 22:40:00
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Marsh Posté le 21-08-2007 à 23:15:41    


Quoi dire sur les banques et les banquiers sur un forum public alors que c'est justemnt le monde l'opacité la plus absolue...
 
La presse avait avait parlé en son temps des liens qui unissaient notre gesticulant président et le banquier Edouard Stern, retrouvé assassiné à Genève dans une tenue de soirée spéciale non équivoque.
 
Le système de Laws a fait ses preuves en son temps, et tout le monde sait aujourd'hui qu'une banque ne peut vivre sans les mannes de l'état où elle est installée. Les mannes, donc la garantie dûe aux déposants et aux clients.
 
Quand Ségolène a point son doigt sur les tarifs des services bancaires, mais aussi sur le comportement des banques à l'égard des clients en difficulté, et les plus démunis en général, on a quand même une droit à une réplique plus sèche que feutrée de l'association française des banques, un nom bien liquoreux.
 
Quel président n'a pas été plus ou moins proche des banques ? de Gaulle, peut-être...

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Marsh Posté le 21-08-2007 à 23:18:53    


Penser aussi aux emprunts ques les gouvernements lèvent auprès des banques d'affaires de statut privé pour rembourser... leurs dettes, alors que la dette est creusée pour alimenter les marchés des capitaux  :lol:  
 


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Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
Reply

Marsh Posté le 24-08-2007 à 16:54:41    

Dantiste a écrit :


Penser aussi aux emprunts ques les gouvernements lèvent auprès des banques d'affaires de statut privé pour rembourser... leurs dettes, alors que la dette est creusée pour alimenter les marchés des capitaux  :lol:  

 


 

ben justement en parlant de la dette de l'état, un peu de vulgarisation ne fera pas de mal et évitera surtout d'avaler toutes les couleuvres que le gouvernement veut nous faire avaler.

 

 

Citation :

Regarder en face la planche à billets !

 

Réclamer pour les Etats le droit de création monétaire suscite souvent une objection immédiate : si les politiques peuvent créer des capitaux ce sera vite la débâcle générale, l'inflation incontrôlée ; notre monnaie s'effondrera.

 

En effet, la monnaie est affaire de confiance. Nous devons nous interdire le laisser-aller; il faut au contraire la plus stricte rigueur. Mais les Etats en sont-ils par nature incapables ?

 

Rappelons que pendant les Trente Glorieuses et jusqu'à ce qu'il se l'interdise en 1973 sous la Présidence de Monsieur Giscard d'Estaing, l'Etat français a régulièrement créé environ le tiers de l'augmentation annuelle de la masse monétaire. L'inflation était plus forte ? Qui réellement s'en est plaint ? Peut-être les plus aisés avec leurs économies qui se dévaluent. Mais l'argent n'est-il pas d'abord fait pour servir aux échanges et non pas pour thésauriser. Dans une société solidaire où chacun peut compter sur tous en cas de coup dur, ne pourrait-on considérer que celui qui accumule indéfiniment ne le fait que s'il dispose de revenus plutôt excessifs !

 

Faudrait-il faire plus confiance à des banques soucieuses de leurs intérêts qu'à un Etat soucieux de sa population ? Soyons réalistes : un politique vise à être réélu; un banquier cherche son profit. Le banquier n'a de compte à rendre qu'à ses actionnaires qui partagent ses intérêts ; les politiques doivent des comptes à leurs électeurs. Pourquoi la démocratie – éclairée par des recherches désintéressées à son initiative – pourquoi la démocratie serait-elle à récuser en matière monétaire ? N'est-ce pas plutôt parce que ce serait là une avancée très importante que le pouvoir monétaire actuel – essentiellement privé – s'y oppose aussi ardemment. Pourquoi donc le fonctionnement du système monétaire reste-t-il un sujet si discret, presque tabou ?

 

En pratique, la planche à billets fonctionne chaque jour. La question est de savoir qui décide de sa production, pour quoi et pour qui. C'est un problème politique fondamental auquel la démocratie doit répondre. Le pouvoir monétaire ne doit pas être un pouvoir privé, pas plus que ne doit l'être le pouvoir judiciaire.

N'exagère-t-on pas le poids de la dette ?

Non. On parle souvent du poids de la dette pour les pays les plus pauvres. Dès que l'on s'informe un peu , l'injustice de la situation apparaît évidente. L'opinion publique semble en avoir pris conscience.( voir par exemple « L ' empire de la honte » de Jean Ziegler éd. Fayard 2005 . pages 81 et suivantes. ) Mais ceux d'entre nous qui ne manquent de rien – et félicitons-nous qu'ils soient en nombre - n'imaginent pas ce que pèse la dette dans nos sociétés occidentales.

 

L'information jointe par le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie à l'imprimé pour la déclaration des revenus 2004 indique que les intérêts de la dette s'élèvent à 39,9 milliards d'euros soit 11,54 % des dépenses totales de l'Etat ( 350,2 milliards d'euros). Il signale par ailleurs que le déficit atteint 45,2 milliards soit 14,82 % du total des recettes. Dette et intérêts de la dette vont donc continuer à s'alourdir alors que, si l'Etat se libérait des intérêts de la dette, le déficit disparaîtrait presque entièrement. D'ailleurs la notion même de déficit budgetaire a-t-elle un sens pour un Etat disposant de son pouvoir d'émission monétaire ? Son seul problème devrait être d'injecter les capitaux là où il faut, dans la quantité requise par la bonne marche de l'économie, autrement dit de distribuer et de réguler la masse monétaire. Il peut le faire à condition de pouvoir retirer des fonds s'il y en a trop ( par taxes et impôts ), et en introduire s'il n'y en a pas assez.

 

L'argent ne naissant aujourd'hui que de l'endettement, il faut obligatoirement que des agents économiques s'endettent. Or plus la situation est difficile, plus les particuliers répugnent à le faire; les entreprises, par nature plus enclines à s'endetter pour leurs investissements, réduisent également ceux-ci quand les perspectives s'assombrissent. Restent les Etats ; ils sont dès lors contraints d' emprunter pour que le système fonctionne. Et à qui empruntent-ils si ce n'est à la fraction aisée des populations qui va recevoir les intérêts payés par tous ( car qui ne paie la TVA sur tout ce qu'il achète, TVA qui constitue plus de 40 % aux recettes de l'Etat français ). Il y a donc un transfert systématique de richesse de tous vers les plus riches qui appelle symétriquement une redistribution tant décriée mais indispensable des plus riches vers les plus pauvres. La monnaie d'endettement actuelle accroît les inégalités, empêche les investissements collectifs, renforce les crises économiques. Or il n'existe pas que ce type de monnaie. Il faut donc le réduire au bénéfice de la création monétaire directe laquelle est garantie par la seule contrepartie qui vaille, celle de l'ensemble de la société elle-même.

 

C'est à une véritable révolution mentale que nous sommes conviés, car depuis toujours les hommes ont « chosifié » la monnaie ( il y en a ou il n'y en a pas ! ) alors qu'il ne s'agit – surtout aujourd'hui – que d'une convention sociale dont précisément il nous faut ensemble « re-convenir ».

 


Créer de la monnaie en quantité suffisante réglerait donc tous les problèmes de société ?

 

Non, mais cela semble un préalable. Jean Ziegler l'écrit (ouvrage cité) : « Point n'est besoin de mitrailleuses, de napalm, de blindés pour asservir et soumettre les peuples. La dette, aujourd'hui, fait l'affaire ». Il évoque la dette des pays pauvres envers les pays riches. On peut en dire autant des inégalités monétaires extravagantes au sein de nos sociétés, inégalités qui ne peuvent mathématiquement que croître. Tout ceci résulte de la pénurie monétaire organisée par un système monétaire construit sur l'endettement. Celui-ci annihile toute capacité à échapper au pouvoir de l'argent ou plutôt au pouvoir de ses propriétaires.

 

La maîtrise démocratique et donc collective de la monnaie relève des droits économiques. Leur conquête doit compléter la conquête ancienne des droits civiques.

 

http://perso.orange.fr/jegu.jean/navicom.html


Message édité par Profil supprimé le 24-08-2007 à 17:03:48
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Marsh Posté le 19-09-2007 à 16:22:38    

Citation :

L'argent ne naissant aujourd'hui que de l'endettement, il faut obligatoirement que des agents économiques s'endettent.


 
humm c'est pas tout à fait vrai quand meme...
la bce émet de l'argent quand meme et c'est pas totalement négligeable.
Ex : si la bce n'avait pas emis quelques 250 milliards d'euros dernièrement pour faire face à la crise des
subprimes us ben on serait un peu dans le caca...
Ensuite quand une bqe prete de l'argent il y a contre-partie : soit elle a les fonds propres soit elle s'endette elle meme donc je ne vois pas comment tu as création d'argent ..?
D'ailleurs si il n'y avait pas obligatoirement contre-partie (création de monnaie ex-nihilo) elles feraient des taux d'interets nettement plus bas..

Reply

Marsh Posté le 23-09-2007 à 23:23:18    

Mordicus8 a écrit :

Citation :

L'argent ne naissant aujourd'hui que de l'endettement, il faut obligatoirement que des agents économiques s'endettent.


 
humm c'est pas tout à fait vrai quand meme...
la bce émet de l'argent quand meme et c'est pas totalement négligeable.
Ex : si la bce n'avait pas emis quelques 250 milliards d'euros dernièrement pour faire face à la crise des
subprimes us ben on serait un peu dans le caca...
Ensuite quand une bqe prete de l'argent il y a contre-partie : soit elle a les fonds propres soit elle s'endette elle meme donc je ne vois pas comment tu as création d'argent ..?
[b]D'ailleurs si il n'y avait pas obligatoirement contre-partie (création de monnaie ex-nihilo) elles feraient des taux d'interets nettement plus bas..


 
 

Citation :

Il y a bien deux monnaies distinctes. D'une part la monnaie fiduciaire (du mot latin fidus qui signifie "confiance" ) qui est la monnaie émise par la Banque Centrale (Banque Centrale Européenne en ce qui concerne l'euro), sous forme de billets et pièces. Cette monnaie est aussi nommée monnaie centrale ou monnaie permanente. D'autre part la monnaie émise par les banques privées, monnaie scripturale, qui est une monnaie de crédit ou temporaire, nous allons le voir en détail.
 
En 1971, la Banque de France éditait un opuscule dénommé "la Monnaie et la Politique monétaire" dans lequel elle précisait, je cite « Les particuliers - même parait-il certains banquiers - ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie !Pour eux , une banque est un endroit où ils déposent de l'argent en compte et c'est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. [u]Or, cette vue n'est pas conforme à la réalité car ce sont les crédits qui font les dépôts »
 
La monnaie fiduciaire (billets et pièces) représente 552,3 milliards d'euro (en augmetation de 11% de juin 2005 à juin 2006)
 
La monnaie de crédit représente 84% de la masse monétaire M1, ou pour être plus précis 2994 milliards d'euros sur un M1 total de 3546 milliards d'euros, mais les économistes préfèrent plutôt comparer à la masse monétaire M3 qui représente, elle, 7387 milliards d'euros (chiffres du Bulletin de la Banque de France N° 153, septembre 2006) , et à ce moment là c'est, pour la monnaie de crédit, 7387 - 552 = 6835 soit presque 93% de la monnaie en circulation.
 
Ce sont les banques commerciales privées qui sont chargées de créer ces 85% ou 93% sous forme de monnaie scripturale (monnaie de crédit) . C’est celle ci qui nous intéresse car évidemment elles ne le font pas gratuitement.
 
Et on reste tout à fait étonné de voir que les économistes de la BCE nous répètent que leur rôle est de limiter l'inflation alors que depuis 5 ans, dans la zone euro, chaque année la masse monétaire M3 augmente de plus de 10%. Si on peut admettre que 4 à 6% sont justifiés ( augmentation des PIB, inflation, etc) je soupçonne fort que les 5 à 6% supplémentaires alimentent la spéculation, immobilière par exemple, en rappelant que le prix de l'immobilier ne rentre pas dans les déterminations de l'augmentation du coût de la vie, alors qu'évidemment c'est un budget important pour les français.
 
On peut donc se demander comment les banques privées créent -elles cette monnaie ? Leurs "techniques" ?

En résumé, il y a 3 "recettes" de création monétaire:
 
1 - Le crédit à l'économie

2 - la monétisation d'actifs non monétaires

3 - les effets multiplicateurs

Je ne rentre pas dans les détails par manque de temps, ni parler des régles prudentielles qui encadrent la création monétaire, vous pourrez les trouver dans le prochain ouvrage à paraître, écrit avec Philippe Derudder et intitulé “Les 10 plus gros mensonges sur l’économie” (Ed. Dangles), mais pour y voir clair, je vais vous parler de la première "recette" : le crédit à l'économie.
 
Vous voilà en besoin de 1000 euros, prêt que votre banquier accepte de vous consentir. A quoi cela se résume-t-il? Eh bien, à une simple écriture comptable dans les livres de la banque: à l'actif de son bilan une créance de 1000, et au passif la contrepartie, les 1000, portés au crédit de votre compte de dépôt à vue . Et voici 1000 euros créés !
 
Ces 1000 euros , vous allez les utiliser pour vos achat, voire en épargner une partie.... bref ils vont circuler dans la communauté jusqu'à échéance, quand vous aurez remboursé la totalité du crédit. Alors tout disparaîtra, la monnaie sera totalement détruite... sauf les intérêts, mais nous y reviendrons...
 
Vous aurez compris que les 1000 euros n'existaient pas préalablement dans votre banque ni dans l'ensemble du système bancaire. Il faut bien comprendre ici que la banque n'a nul besoin de puiser dans un autre compte d'un de ses clients pour les transférer sur le votre. D'où viennent-ils ces 1000 euros ? Pour obtenir ce prêt vous avez dû signer un acte de prêt, outre les garanties que votre banquier vous aura peut-être demandé de donner. C'est le bout de papier, l’acte de prêt que vous avez signé qui, entre les mains de votre banquier, se transforme en monnaie.
 
Imaginez maintenant que le banquier vous ait taxé d'un intérêt de 10% l'an et que vous ne puissiez rembourser ce montant qu'à un terme de 5 ans ... à ce terme, vous devrez donc rembourser 1610 euros (puisque les intérêts sont "composés" ). Vous le faîtes ... Sur son bilan la banque va effacer dans ses comptes les 1000 euros du capital de votre dette et mettre sur son propre compte les 610 euros d'intérêts...
 
Ces 610 euros, vous les avez évidemment gagnés (par votre travail, par exemple), mais d'où peuvent-ils venir, eux si on considère les choses globalement, et non pas de celui qui vous les a donné ? Éh, bien, puisque seulement 5 à 15% de la masse monétaire n'est pas issue du crédit, on peut dire que 520 à 580 euros sont issus d'une autre création d'un crédit, quelque part dans le monde...
 
Ces 610 euros sont donc versés au système bancaire sur de la monnaie qui ne lui appartient pas à l'origine. L'intérêt est tout simplement une charge que le banquier prélève sur notre richesse !
 
Mais il y a aussi plus grave à mon sens . Je pense, comme l'économiste allemande Margrit Kennedy, que l'intérêt est créateur d'inflation. En effet, l'intérêt est présent à tous les stades de la production industrielle, de la distribution ou des services, depuis l'immobilier d'entreprise, les transports, les outillages, les trésoreries, etc... et c'est évidemment reporté sur les prix de vente: c'est donc le consommateur qui paye.
 
Margritt Kennedy estime qu'en moyenne, sur chaque production, le poids de l'intérêt que paye le consommateur est de l'ordre de 40% du prix hors taxe... c'est évidemment énorme!
 
Et ici je suis iconoclate en disant qu'une augmentation des taux d'intérêts bancaires, soit disant justifiés par une lutte contre l'inflation (en diminuant la demande de crédit) a en fait un effet contraire : l'augmentation des taux d'intérêts crée de l'inflation...

 
Nous le voyons, personne ne peut échapper au paiement des intérêts. En avril 2004 l’épargne des français s’élevait à 736,8 milliards d’euros (G€). Ce que les uns ont épargné a été emprunté par d’autres. L’endettement intérieur total devrait donc s’élever à 736,8 G€<, or il s’élève à 2723,7 G€ ( Dette de l’Etat dette 998,1 G€, dette des entreprises 1114,1 G€ et dette des particuliers 611,6 G€). La différence (1986,9 G€) vient de la monnaie crée par les banques et que nous devons leur rembourser avec le cumul des intérêts depuis des décennies. Ce remboursement est moralement injustifié et mathématiquement impossible.
 
La monnaie ne pouvant être obtenue que par l’emprunt, la nature du système veut que ces chiffres ne puissent qu’augmenter inexorablement et l’on reste sidéré de constater l’aveuglement (pour ne pas employer d’autres mots mieux adaptés) de nos « dirigeants » à vouloir résorber la dette par des économies car même si nous réduisions nos dépenses à zéro, nous serions tous morts et notre dette ne serait remboursée qu’à hauteur de 25%.
 
Il faut insister sur ce fait ! Mis à part le faible pourcentage de monnaie fiduciaire, la monnaie n’existe plus que sous forme de crédit. L'argent qui circule dans la communauté mondiale n'est que la différence qui existe entre la masse de l'argent prêté et celle de l'argent remboursé ; chaque jour de nouveaux prêts consentis viennent grossir la masse monétaire nécessaire pour payer les intérêts.
 
Dans la réalité, c’est donc de 6 à 9 fois plus de monnaie de crédit que de monnaie centrale, et les intérêts que l'ensemble des emprunteurs vont devoir payer au système bancaire ne pourront qu'être issus de nouveaux crédits proposés par ce même système bancaire, dans une spirale sans fin.
 
Ce que je dénonçe… c'est que le privilège (au sens noble, peut-on dire) de création monétaire soit abandonné aux banques privées qui se comportent comme si elles étaient propriétaires de cet argent. Or la richesse n'est pas l'argent : la richesse, c'est le travail de toute une Nation qui se traduit en argent pour faciliter la production et la circulation des biens et des services. La richesse, et par voie de conséquence son expression symbolique, l'argent, doit appartenir à la Nation.
 
Pouvoir mettre en circulation de l'argent qui n'existe pas encore, c'est permettre d'investir en confiance sur l'avenir, c'est ouvrir des horizons bien plus vastes que ceux que la seule épargne préalable rendrait possible d'atteindre. Ici, « on fait avec ce que l'on a », là, on peut faire ce que l'on rêve!
 
Ce que je dénonçe aussi… c’est qu'une entreprise privée – le système bancaire – s'approprie un pouvoir qui revient de droit au Peuple. La différence est de taille, et elle se traduit par l'intérêt. Car si l’intérêt peut se justifier lors de la rémunération d’une épargne préalable, il ne se justifie plus sur de la création monétaire ex nihilo.

Michel Husson, dans votre émission du 24 JANVIER 2006, disait, en parlant de la dette publique. "C'est cet effet boule de neige effectivement qui a été fabriqué: il a été engendré par un recul des recettes par rapport aux dépenses; c'est de ce côté-là que sont nés les déficits, qui s'additionnent petit à petit, avec cet effet boule de neige des charges d'intérêt..."
 
Je pense que Michel Husson omet de citer une partie du problème... je l'explique.
 
L'article 104 du traité de Maastrisch a INTERDIT à la BCE de prêter aux États et aux Collectivités et évidemment à ceux ci de créer de la monnaie .. ceci a failli être consacrée par l’article III-181-1 de l’ex-projet de traité constitutionnel. Cette création est maintenant réservé au système bancaire privé sous surveillance de la BCE dont le seul mandat des États est de "limiter l'inflation".
 
Mais l'Article L. 141-3. du Code monétaire et financier français spécifiait déjà : " Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite." et de fait les dernières émissions monétaires par la banque de France datent de 1973 !
 
Le problème de la dette publique est intéressant : sans vouloir remonter plus en amont que 1980, à cette époque la dette de l'Etat (français) était de 206 milliards d'euros (en valeur "euro 2004" ). Si on considère les intérêts moyens à 5% sur la période 1980 à 2004, un calcul à partir des valeurs annuelles de la dette nous montre que si nous n'avions pas eu à emprunter cette monnaie sur un marché monétaire (donc à payer des intérêts) la dette cumulée ne serait que d'environ 382 milliards d'euros à fin 2004 (au lieu de 1067 milliards d'euros). Pour résumer, entre 1980 et 2004 la dette a augmenté de 861 milliards d'euros, lesquels sont répartis en 176 milliards d'euros de nouveau capital emprunté et 685 milliards d'euros d'intérêts.
 
Les prêteurs nous ont donc collectivement "ponctionné" de 650 milliards d'euros d'intérêts et c'est un transfert de richesse de la collectivité vers des "particuliers" , vers ceux qui sont déjà les plus riches, et par la même occasion ils ont limité nos capacités d'équipement et de développement.
 
Mais, bon sang, est-il "normal" que nos dirigeants aient bradé le droit régalien de création monétaire de notre Peuple, pour transférer celui-ci à des banques privées et devoir ainsi emprunter la monnaie dont nous avons besoin pour assurer notre développement ?
 
Pour quelle raison la Nation doit-elle se vendre son propre argent? C'est parce que « Le système bancaire » s'est accaparé le privilège de la création monétaire, c’est parce qu'un droit souverain s'est transformé en marchandise.
 
685 000 000 000 € d'intérêts, c'est quand même en moyenne 11 000 € par français ....!!!
Et au lieu des 17000 € que chaque français devrait parait-il aux créanciers-rentiers, la dette ne devrait être que de 6000 € que nous nous devrions à nous même...
 
Comment faire émerger la "résistance civique" sur cette création monétaire privée?
 
Maurice Allais, qui est plutôt un libéral et notre seul prix Nobel de sciences économiques, écrit dans "La crise mondiale aujourd'hui" (1999) "Dans son essence la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents "
 
Alors, qui doit créer la monnaie ? Sans les humains il n’y aurait pas de monnaie sur terre. La monnaie est une production humaine par simple jeu d’écriture. Il faut savoir que ceux qui mettent la monnaie en circulation en gardent la propriété. La monnaie n’est jamais offerte sur un plateau d’ argent, n'est ce pas ?
 
- Si la monnaie est mise en circulation par un organisme public comme la banque de France (dite aussi Institut d’émission) la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission. Ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché.
 
- Si la monnaie est mise en circulation par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété privée des actionnaires, les plus importants siégeant au conseil d’administration. La monnaie est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.
 
Aussi surprenant que cela paraisse, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé au mépris de tout esprit de justice et à la faveur de l’obscurantisme ambiant. Le prix à payer est lourd.
 
Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irving Fisher et Maurice Allais.

Pour en finir avec cette escroquerie monétaire, les mesures suivantes s’imposent :
1- Interdire aux banques commerciales d’être émettrices de monnaie en leur imposant une couverture intégrale des dépôts. Elles ne pourraient plus prêter alors que l’argent préexistant des épargnants.
2- Sans se "battre " contre les autres pays de la zone euro, ni renier notre signature au bas des Traités, il s'agit de rendre sa fonction d’émetteur monétaire à l’Institut d’émission aujourd’hui en léthargie, dans le cadre d'une émission d'une monnaie sociétale, parallèle à l'euro, Unité Monétaire Sociétale (U.M.S.) qui pourrait s'appeler Ecu, Talent, Soc ou autre dénomination (ce qui importe peu ici), réservée à une activité sociétale. J'ai cité les Entreprises à Mandat Sociétal :
http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS
 
Ces mesures sont applicables dans un seul pays. Elles nous apporteraient une aisance insoupçonnée. Nous serions dans un autre monde. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de dépendance proche du servage vis à vis des banques . Ne rien faire serait cautionner le système en vigueur. L’heure n’est plus de constater et déplorer, mais de comprendre et agir.
 
Il est temps de faire mentir la phrase de Pétrone, il y a 20 siècles "Que peuvent les lois, là où seul l'argent est roi ? "
 
Notes :
 
M1 = pièces et billets en circulation + dépôts à vue
 
M2 = M1 + dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à trois mois + dépôts à terme d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans
 
M3 = M2 + pensions + titres d’OPCVM monétaires + titres de créance de durée initiale inférieure ou égale à deux ans
 
Article 104 du Traité de Maastricht (reporté dans le projet de TCE) : " Il est interdit à la BCE et aux Banques Centrales des Etats membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des Etats membres [...] » Le reste dit que « les Etats et institutions s'engagent [...] à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la BCE dans l'accomplissement de leur mission. "


http://www.fauxmonnayeurs.org/arti [...] g=fr&pg=14


Message édité par Profil supprimé le 24-09-2007 à 00:06:59
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Marsh Posté le 24-09-2007 à 06:48:23    

Je viens de tout lire (le topic) ... Faut vraiment faire plusieurs relecture à tête reposé. Mais c'est comprehensible par tous.

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Marsh Posté le 24-09-2007 à 06:51:46    

petit drapal, je relirais le tout apres etre revenu du taff ;)

Reply

Marsh Posté le 24-09-2007 à 06:54:02    

Romzi a écrit :

petit drapal, je relirais le tout apres etre revenu du taff ;)


 
 
c'est déprimant en fait....
 
 
 

Spoiler :

Après avoir lu tout ça tu te dis .. on est foutu...  
 surtout si tu reviens du topic Fin du pétrole, et réchauffement climatique ainsi qu'impôts et redistribution ...
 
 
Comment se suicidé en 1 journée de lecture sur HFR  :whistle:

Reply

Marsh Posté le 24-09-2007 à 08:43:37    

ton truc sur la monaie sociétale c'est genre le truc qui se fait dans certains quartiers de berlin ?

Reply

Marsh Posté le 24-09-2007 à 10:39:15    

 

C'est vrai que c'est déprimant, mais c'est pas foutu, faut seulement que la populace ouvre les yeux et avec internet je pense que c'est bien parti, c'est qu'une question de temps... et de faim.

 

Seul un esprit « éclairé » peut se rebeller. Sans doute est-ce ce qui à fait dire à Henry Ford (1863-1947) : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. »

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 25-09-2007 à 07:56:22
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Marsh Posté le 25-09-2007 à 02:06:38    

bon , si j'ai tout compris et si je veux en profiter , j'achete la lozere à credit en esperant qu'il y ait une forte inflation , brouette tout çà ........
 :sol:  
 


---------------
Autant paraitre con avec ses idées qu'avec celles des autres !
Reply

Marsh Posté le 25-09-2007 à 13:07:35    


 
Mouai, je me doutais qu'on allait revenir à ça : les gens sont idiots, bla bla bla, ils n'ont rien compris, pourquoi ne nous écoutent-ils pas, on a une meilleure société à leur proposer, pipo pipo ... (en gros, la chanson des bisounours - l'extrême gauche et ses associations,  :pfff: ).
La BCE est certes indépendante des Etats, mais elle n'est pas indépendante du parlement européen.
La politique de la BCE ne doit pas tenir compte de la seule situation économique de la France, elle doit tenir compte de l'ensemble des situations de chaque Etat membre.
Or le fonctionnement actuel semble parfaitement adapté si on en juge aux performances réalisées par certaines économies européennes, ce qui tend à démontrer que le rôle de la BCE et des banques en général n'est pas en cause dans la situation économique française en particulier. Les problèmes auxquels la France doit faire face sont bien franco-français : il s'agit de réformes de fond qui n'ont pas été menées quand le moment était le plus opportun...
Evidemment, si la BCE se focalisait un peu plus sur la France, ceci pourrait faciliter ses réformes...


---------------
Rien n'est gratuit.
Reply

Marsh Posté le 25-09-2007 à 22:36:00    

Microco a écrit :

 

Mouai, je me doutais qu'on allait revenir à ça : les gens sont idiots, bla bla bla, ils n'ont rien compris, pourquoi ne nous écoutent-ils pas, on a une meilleure société à leur proposer, pipo pipo ... (en gros, la chanson des bisounours - l'extrême gauche et ses associations,  :pfff: ).
La BCE est certes indépendante des Etats, mais elle n'est pas indépendante du parlement européen.
La politique de la BCE ne doit pas tenir compte de la seule situation économique de la France, elle doit tenir compte de l'ensemble des situations de chaque Etat membre.
Or le fonctionnement actuel semble parfaitement adapté si on en juge aux performances réalisées par certaines économies européennes, ce qui tend à démontrer que le rôle de la BCE et des banques en général n'est pas en cause dans la situation économique française en particulier. Les problèmes auxquels la France doit faire face sont bien franco-français : il s'agit de réformes de fond qui n'ont pas été menées quand le moment était le plus opportun...
Evidemment, si la BCE se focalisait un peu plus sur la France, ceci pourrait faciliter ses réformes...

 

Foutaises !! :o

 

C'est toi qui dit que les citoyens sont idiots, nous on dit qu'ils ne sont pas informés (éclairés). Ce qui n'est pas du tout la même chose, même la banque de France le dit !
Je répondrais pas sur le fond, il y a suffisamment d'articles dans le topic qui expliquent clairement en long et en large comment le système bancaire nous arnaque. N'est pas plus aveugle  que celui qui ne veut pas voir.

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Message édité par Profil supprimé le 26-09-2007 à 00:23:02
Reply

Marsh Posté le 26-09-2007 à 12:24:38    


Donc en gros, tu postes plein d'article super long, sans vouloir t'exprimer dessus ?
C'est à se demander si tu les a compris ou si tu t'es fait embobiner ?  
Et le terme populace, comme tu utilisais plus haut, est franchement péjoratif.

Message cité 1 fois
Message édité par gurb44 le 26-09-2007 à 12:25:31

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Un peu d'alcool, du THC, une vie sous anesthésie
Reply

Marsh Posté le 26-09-2007 à 13:11:06    

gurb44 a écrit :


Donc en gros, tu postes plein d'article super long, sans vouloir t'exprimer dessus ?
C'est à se demander si tu les a compris ou si tu t'es fait embobiner ?
Et le terme populace, comme tu utilisais plus haut, est franchement péjoratif.

 

Exprimer quoi   :??:

 

Soit tu sais lire ou pas, les articles parlent d'eux memes. Mais au fait, pourquoi vous n'attaquez pas les articles sur le fond, aucun ne l'à fait, vous vous contentez de troller sur des mots que j'emploie, tu disserte pour savoir  si populace est péjoratif.

 

C'est franchement risible ces attaques sur la forme, alors que le fond du sujet est autrement plus grave. Mais il vrai que pour attaquer ces articles sur le fond, il faut avoir des arguments.....


Message édité par Profil supprimé le 26-09-2007 à 13:12:15
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Marsh Posté le 26-09-2007 à 13:14:10    

Par exemple la tu ne m'as pas répondu ?
 

gurb44 a écrit :


Je te parle pas d'une banque qui coule. Mais la perte dans le bilan en cas de non remboursement d'un pret, doit bien etre supporté par quelqu'un.
Puis si il n'y a pas de rémunération de l'argent prété, les banques n'ont aucun interet à en preter  [:yulara]


 
Pour te répéter : Pourquoi les banques preteraient de l'argent si elles n'ont aucune compensation ?


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Un peu d'alcool, du THC, une vie sous anesthésie
Reply

Marsh Posté le 26-09-2007 à 13:25:48    

gurb44 a écrit :

Par exemple la tu ne m'as pas répondu ?

 


 
gurb44 a écrit :

 

Pour te répéter : Pourquoi les banques preteraient de l'argent si elles n'ont aucune compensation ?

 

Tu confond tout, le prêt bancaire et le prêt financier, relis les articles mais je doute que tu l'ai déja fait :o

 

Ensuite la banque FACTURE SES SERVICES

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 26-09-2007 à 13:28:42
Reply

Marsh Posté le 26-09-2007 à 13:35:55    


Ok j'ai rien compris je dois etre trop bete, alors si tu pouvais me faire une explication simple, comme tu l'as compris de ces articles. Merci :jap:
Et ca fera parti du travail d'ouverture de la "populace" à  ;)
 
Parce que c'est bien gentil de balancer des articles de 150 lignes en copié collé, mais je peux également faire la meme chose  avec des auteurs qui ont travaillé sur les théories monétaires.
 
Ah et si tu pouvais mettre des textes venant d'économiste reconnu, ca serait sympa aussi.


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Un peu d'alcool, du THC, une vie sous anesthésie
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Marsh Posté le    

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